L’auditorat militaire de l’ex-Kasaï Occidental a lancé, depuis mercredi, une opération d’exhumation des restes de corps enterrés dans des mauvaises conditions durant les atrocités liées à l’insurrection des miliciens Kamuina Nsapu.
La première étape de cette initiative s’est déroulée dans la cité de Diboko, secteur de Kasaï Longa Tshimo, territoire de Tshikapa, avec le soutien financier et matériel du Fonds National de Réparation des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes graves (FONAREV).
Le coordonnateur régional de FONAREV pour le Grand Kasaï, Mhyran Mulumba, a précisé que cette opération, actuellement en phase exploratoire, vise à établir la vérité sur les violations graves des droits humains survenues dans la région.
Il a également souligné que cette démarche permettra de situer les responsabilités, de poursuivre les auteurs, et de garantir réparation aux victimes, conformément aux principes de justice transitionnelle.
« Chaque fille et chaque fils du Kasaï a le droit de connaître la vérité sur les circonstances de ces atrocités. C’est un devoir de mémoire et de justice », a-t-il déclaré.
Selon lui, à l’issue de l’exhumation, les experts engageront un processus de construction d’un mausolée où seront déposés les restes des victimes. Ce mémorial vise à honorer leur mémoire et à servir de lieu de recueillement pour les générations présentes et futures.
Henri Ntambue

