Kasaï, le 24 juin 2025 — Une vingtaine de femmes représentant des structures de la société civile et de formations politiques se sont réunies ce mardi à l’occasion d’un atelier axé sur l’analyse de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques en République Démocratique du Congo. Cette initiative, portée par le mouvement « Rien sans les femmes », a réuni notamment les représentantes du Réseau des associations de protection des droits de l’homme au Congo (RAPRODHOC), de la Société civile bonne gouvernance du Kasaï, ainsi que d’autres actrices engagées dans la promotion de l’égalité des genres.
L’objectif principal de cette rencontre était d’examiner les dispositions de la loi sous l’angle de l’inclusion des femmes dans les partis politiques, afin de cerner les avancées et les limites qui impactent leur engagement politique. Cette analyse s’inscrit dans une dynamique de plaidoyer pour une meilleure représentation féminine dans les organes de prise de décision.
« Cet espace d’échange nous a permis de cerner les éléments de la loi qui favorisent ou entravent la participation des femmes dans les partis politiques. Il est essentiel que la femme ne soit pas seulement membre, mais qu’elle puisse également occuper des postes décisionnels et opérationnels. À l’issue de cet atelier, des recommandations seront formulées en vue d’un plaidoyer national porté par notre mouvement », a déclaré Julie Ochano Zenga, point focal de « Rien sans les femmes » au Kasaï.
Du côté des partis politiques, la présence de représentantes actives a renforcé la dimension inclusive des débats. Madame Bibiche Malu, intervenante au nom du parti Alliance des Congolais Bâtisseurs, a insisté sur la nécessité d’une réforme profonde des textes légaux et réglementaires.
« Il est temps que les élus nationaux se penchent sérieusement sur la définition du rôle des femmes au sein des partis politiques. Des réformes claires et encourageantes sont nécessaires pour garantir une participation féminine réelle et active à la gestion politique », a-t-elle plaidé.
Cette activité marque un pas de plus vers la construction d’un espace politique plus équitable, où la voix des femmes du Kasaï peut pleinement s’exprimer et peser dans les orientations futures du pays.
Henri Ntambue

